Derrière ce masque.


#.

Tous les jours, je porte ce masque.

Je fais semblant, je souris, je me cache derrière mon humour.

Pourtant,

J’ai peur de me perdre.

J’ai peur de ne pas arriver au bout.

J’ai peur de finir par déposer les armes.

J’ai peur d’être ni trop bien, ni trop mal, j’ai peur de ne servir à rien.

J’ai peur de partir avant de le connaître.

J’ai peur de ne jamais être vraiment sincère, peur de me complaire dans le faux.

J’ai peur de Le décevoir.

J’ai peur de la noirceur qui attend dehors.

J’ai beau être entourée, on a beau me sourire, me complimenter.

J’ai peur de mon passager noir, de cette solitude, peur qu’elle me fasse perdre mon inspi’.

J’ai peur de ce dont je suis capable, peur de ne pas pouvoir me tempérer assez longtemps.

J’ai peur de ne pas avoir le temps, j’ai peur que celui gâché cause ma faillite.

J’ai peur de ne pas changer.

J’ai peur des remords.

J’ai peur de faillir plus que de réussir.

Peur de cette vie.

P e u r.


Jusqu’où peut-on maquiller le vide
?

Ces autres m’admirent pour ce qu’ils voient de moi tandis que sur mes épaules pèse le poids de ma réalité.

Le masque tombe bien vite une fois le rideau fermé, une fois les conventions déchues,

plus rien n’a de place si ce n’est la vérité.

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12 réflexions sur “Derrière ce masque.

  1. Salam sister!

    Tu as bien transcris notre fond … soubhanAllah …

    Je mettrai en gras tes dernières lignes … je suis en plein dedans hamdoulillah ‘ala kouli hal …

    Big hug ma belle !

    See you (soon?) inchAllah!

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    • Bénie soit la pensée de Faulkner !

      Et notre Prophète, ‘alayhi salât wa salâm, de dire : « Certes, je vois ce que vous ne voyez pas et j’entends ce que vous n’entendez pas. Et, certes, le ciel craque – et il est en droit de craquer – Par Celui qui détient ma vie dans Sa main, il n’y a pas dans le ciel un espace de quatre doigts qui ne soit pas occupé par un ange avec le front posé en prosternation devant Allah. Par Dieu, si vous saviez ce que je sais, vous ririez peu et pleureriez beaucoup; vous ne prendriez pas (non plus) plaisir dans l’intimité avec (vos) épouses et vous sortiriez plutôt dans les rues pour implorer à haute voix l’aide de Dieu.

      Abou Dharr, radhia Allâhou ‘anhu, ajoute alors : « J’aurai aimé être un arbre qui soit coupé un jour et finisse ainsi son existence. »

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  2. As salam alaikom

    Wollahi, ALLAH jala jalaloh en est témoin, le hadith que tu as cité je l’avais en tête mais j’ai écris la seul parole que je connnaisse de Faulkner et que mon cousin m’avait écrit « sur une lettre cacheté rien que pour toi », il s’adressait à moi.

    Pour Aboudhâr c’est une histoire d’amour que je vis avec ce compagnon. Il fait parti de mes préféré. Autant j’aime rire et faire rire autant j’ai ce côté obscur, ma part d’hombre qui fait que je me suis souvent identifié à lui, bien que je ne vaille pas la semelle de ses sandales d’ascète, soyons clair.

    Donc je perçois cette réponse comme un double punchline pensif de dingue. J’me comprends.

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  3. Cette phrase à bouleverse mon âme  » jusqu’ou peut on maquiller le vide? » Cette phrase est vraiment à méditer!
    Avec humour et dérision je te répondrais ( et c’est tristement vrai!) Jusque dans les réseaux sociaux!

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