Journal d’une future-ex-glandeuse : Ba-ba-ba-ba-baaack.


#.

Je sais, tu m’en veux. Ça fait longtemps que ton cœur ne s’est plus emballé à la simple vue d’un nouvel article punchlinique de cette mystérieuse future-ex-glandeuse (Oui, je parle de moi à la 3ième personne. Oui, je trouve ça classe. Non je ne me prends pas pour plus que je ne suis !)

Eh bien saches, cher lecteur, chère lecteuz, que j’ai mes raisons et que pour une fois, ton cœur ne les ignorera pas !

Où étais-je donc ? Ici et là, où le vent me porta, une fois à Venise quand mon cœur se sentait seul, une fois à Tokyo quand il avait des envies bridées au soleil levant… Un jour à Homs quand je me sentais brave !

Mon mystère te soûle ?! Et si tu te calmais ?

Mais qu’importe que ton cerveau géolocalise mon anatomie, tu as surement dû lire les quelques billets à tendance dépressivo-suicidaire que j’ai publiés ? Ce n’était qu’une gymnastique linguistique, une catharsis express, du concentré de joute verbale quand j’ai le choix entre l’homicide ou l’homicide.

Mais nous ne sommes pas là pour parler corde, dehors the sun is shining and les gens ne conçoivent plus d’utilité de se vêtir. Oui, ça n’a rien à voir mais je voulais le placer because I’m this kind of girl.

*

Dans la vie, au début on naît, à la fin on meurt. Entre les deux il se passe des choses.

Bref, c’est l’histoire d’une student entre deux syllabus

Parmi ces wonderful choses, il y a cette castration à ciel ouvert de relation au monde : aussi bien sociale que sociale. Apparemment, c’est pour notre bien et celui de nos poches plus tard. On doit tous y passer, même si c’est douloureux la première fois, après ça fait du bien là ou ça pique. Non, esprit pervers, je ne parle pas de choses intimes mais bien de cette période qu’on appelle blocus en Gaule encore occupée par les frites et la bière.

Blocus : nom commun désignant une période de congé dans l’enseignement supérieur qui permet aux étudiants de préparer leurs examens.… (Oui, je fais aussi le service Larousse.)

Et pendant ce fameux blocus, des trucs passionnants se déroulent. Tu redécouvres par exemple les joies du sommeil, tu renoues une relation solide avec la nourriture sans oublier le café et autres boissons énergétiques qui deviennent tes compagnons de misère.

Tu vis, à coup sûr, ce genre de moment où TOUT te parait intéressant, où tu te surprends à philosopher sur le sens de la vie, sur la quête de matériel :

« Après tout, à quoi bon les diplômes ? On veut me camisoler de force dans le carcan du mimétisme social le plus abject ! Je me désavoue de cette société matérialiste, liberticide et capitaliste ! Non, je dis NON ! I’ll survive ! Je vivrais une vie d’artiste ! »

C’est aussi exactement le moment où ton cerveau choisit de s’intéresser au profil de cette fille qui occupe ta liste de contact comme la vase occupe l’eau stagnante d’un cours d’eau. Tu as lu ses statuts mille fois :

« L’amour ça ne sert à rien, j’ai prêté mon cœur, on me la rendu en miettes, à quoi bon vivre sans lui, ma corde est ma seule amie… »

Et tu t’es exclamé mille fois : Oh non Johnny, pas toi ! Pas maintenant !

Mais , c’est différent.

, la vie te pousse à tout faire SAUF ce pour quoi ton temps est réservé :

L’étude. Le travail. Le taff.

Bref, le passage de level estudiantin.

*

Pendant cette session, je me suis également posée la question suivante :

Y a quoi comme solution à part le suicide quand on en a marre que notre seul compagnon de vie à temps plein porte un nom qui commence par S et qui rime avec BUS, j’ai nommé SYLLABUS ?

Et comme tu t’en doute, à part la purge, il n’y a rien.

*

Amies femelles, célibataires et étudiantes, c’est à vous que ce couplet s’adresse !

Au-delà de tout ce qu’on pourrait pointer comme contraintes, il y en a une qui nous mettra toutes d’accord : certaines la redoutent, d’autres s’y prennent 9 mois à l’avance pour un accouchement tout en douceur mais une seule chose nous réunis toutes : i’m introducing you ze one ze alone : la période des exams. Tu sais, ce moment où ton entourage ou même n’importe quel observateur avisé se posera une seule et unique question :

S’est-elle donnée pour mission, pour combat présent, pour but ultime, pour ébauche de mémoire et expérience sociologique, d’illustrer par tous les moyens et toutes les voies, l’anti glamour ?

La réponse est bien évidemment : non. Mais la masse de cours ne nous en laisse pas le choix. On sacrifie momentanément notre potentiel pour le salut de l’humanité. (Ou pas en fait… Mais ça donnait siiiii bien !)

*

Tu vis aussi des moments où il t’arrive en pleine lecture, de pousser la chansonnette et ce, même en finnois, toi qui d’habitude taxe le monde musical d’hérésie et de turpitude intergalactique.

C’est également le moment où, après deux heures passées à ton bureau et où le petit coup de pompe de la mi-journée pointe le bout de son nez, tu te tiens à peu près ce langage :

* Attention, le passage qui va suivre te rappellera sûrement des souvenirs de primaire et là tu te diras, encore une fois, qu’on a vachement de points en commun. *

Oh mon cher lit que tu es moelleux, que tu me semble beau ! Sans mentir, si ton plumage se rapporte à ton confort, tu es le maitre de mon auto-enfumage !

D’abord tu t’y installes assise, ensuite tu t’y couches, quelques dizaines de minutes plus tard, tu retires ces lunettes de geekette en te disant que tu vas reposer tes yeux en continuant à lire et puis… Et puis… Bâillement.

Une fois, deux fois et jamais deux sans trois…

« Je vais faire une sieste bien méritée après ma demie heure de travail acharné ! C’est une sunnâh en plus et l’asr est loin devant ! »

( epic enfumage : parce que quand on aime, on ne compte pas.)

*

C’est aussi le moment où ton jardin te paraît différent :

« Pour une étude efficace, il faut avoir l’esprit aéré. C’est bien connu ! Quelle chance, j’ai un jardin ! Et si je m’installais au soleil ou à l’air frais plutôt que confinée dans cette chambre sombre ? »

Note de l’auteur : Je tiens à préciser que durant cette session, j’ai interprété un ciel nuageux au bord de l’averse comme « un temps frais et dégagé « . Non, l’auto-enfumage n’a pas de limites. Pour tout le reste, il y a euromastercard.

C’est aussi le moment où j’avais envie de rajouter un truc mais je ne trouve pas donc je continue à te parler de choses et d’autres et tu continue à lire sans pouvoir t’arrêter car c’est trop un truc de fou.

Mais parlons peu, parlons bien :

Durant cette période, on fait les malins et malines comme si on nous emmenait à Auschwitz même si on sait qu’ailleurs ça galère mais vraiment, vraiment, vraiment sec.

Et puis au bout d’un moment, on cède, on se soumet, on se rend compte que personne ne le fera à notre place et que Auschwitz attendra…

Je ne sais pas pour toi mais moi j’en suis quitte et grâce à la force qui sommeille en moi al hamduliLlâh sans trop de dégâts collatéraux.

En attendant, il n’y a qu’un seul truc qui m’aille, je te le dis sans faille :

I hope we gonna kiffening the vibes !

Peaaaaace !

S.

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