Journal d’une future-ex-glandeuse. – 3ième acte.


#.

Ô toi qui me lis, tu sais à présent que si tu veux finir les livres que tu commences, si tu veux kicker ce défaut qui te mène la vie dure, si tu veux arriver au sommet de ta liste des « 1001 choses que j’aimerais faire avant qu’on m’enterre.« , il va falloir que tu te lèves et que tu actes.

J’aurais bien voulu te conter l’intervention de mille et un héros aux pouvoirs magiques qui, d’un coup de baguette, vont résoudre toutes les équations à 15 inconnues de ta vie… Mais non.

Oui, moi aussi j’y ai cru dans ma trépidante et fougueuse jeunesse. Moi aussi, j’ai attendu durant 3 semaines de « vacances bien méritées » (pour quelles raisons ? Je ne sais pas.) que cette masse de cours trouve une faille dans mon cerveau et s’y installe le temps des exams… Mais non.

J’appelle ça un ascenseur émotionnel.

Tu peux ranger tes kleenex car on s’en remet et, comme dirait ma chère maman, qu’Allâh la préserve : « Tu grandiras et tu oublieras !« 

Pour ce 3ième acte, je te parlerais de choses en vrac. De A à Z en passant par P parce que je suis encore et toujours en travaux et que j’ai du mal avec l’ordre. Et comme je suis généreuse, je t’ai préparé un package version XXL parce que ça fait un petit temps qu’on n’a pas parlé. (Non, ne me remercies pas… Mais si tu insistes, je peux te transmettre mon numéro de compte en privé)

Par où commencer ? Une base de potentiel, on en a tous et toutes. Sans doute à des niveaux différents et pour des domaines variés mais l’essentiel est qu’elle soit là.

Souvent, le piège quand on décide de changer, c’est qu’on regarde tellement le sommet de la montagne qu’on oublie de s’équiper pour l’escalade. Et dans notre empressement, on soûle tout notre entourage pour qu’eux aussi changent.

J’ai déjà donné dans cette voie. J’ai tellement voulu que l’autre goûte au bien de ce que je vivais dans le teaser de la version 2.0 de moi-même que je me suis heurtée à pas mal de déceptions. Quand on parle de notre ‘ancien nous‘ pour enchaîner sur notre ‘nouveau nous‘ les gens vous écoutent, vont trouver ça super trépidant et so unbelievable mais… Sans doute pas assez pour prendre exemple. Alors on met notre système nerveux en mode ON dans notre petit coin à retourner la situation dans tous les sens et à se poser cette éternelle question : « Mais pourquoi il/elle ne change pas ?! »

C’est mignon mais… Calme-toi.

En fait pour faire simple, dans ta tête c’est un peu ça :

Ô ! Damnation ! Tbehdilation ! J’aimerais tellement que l’autre change telle ou telle chose pour qu’il ressente ce que j’ai pu ressentir quand mon cœur s’est ouvert à la lumière

Tout ça avec une ambiance ‘violon et scène finale de Titanic’.

Mais dans la vie, la vraie, la pure, l’autre ne pense pas ça ou alors pas assez fort pour répondre dans les plus brefs délais à ta demande. Une seule solution s’offre alors à toi et il ne s’agit pas de manifestation :

Occupe-toi de TOI et Allâh s’occupera du RESTE.

C’est la meilleure formule qui existe à ce jour et ça t’évite d’irriter tes nerfs, de perdre ton énergie in ze wind et de dégouter les gens que tu voulais voir changer.

Autre chose à ce sujet : à trop s’occuper des autres, on prend le risque de se perdre de vue et si on se perd de vue, on finit par être imbu(e) de soi et si on est imbu(e) de soi, on finit par sortir du profil qu’Allâh nous recommande… Quelques ‘si’ plus tard, on finit par être fini(e). Triste non ? Ça commençait bien pourtant…

*

« Be the change you wish to see in the world.« 

Sois le changement que tu veux voir dans le monde.

Le genre de phrase qui a fait le tour du monde, qu’on trouve mignonne, qui pourrait inspirer 387 articles mais qui, malheureusement, reste souvent au stade de « maxime qu’on sort pour donner du style à son discours et faire la bilingue qui connait des phrases de gens connus et plus de ce monde« .

*

Pour la séquence « souvenirs & émotions« , je suis sûre qu’on t’a déjà tenu ce genre de répliques en carton :

« Akhy of galbi, ourthie of oumati, si tu veux changer, plante les graines de la réforme !« 

(avec des bruits de tambours en fond sonore)

Mais cette stratégie de guerre, même avec un bac+8 en jardinage, est trop floue et pas viable sur le long terme. De la même manière qu’on se fait d’abord un gommage avant d’appliquer un masque hydratant (ça c’est pour les astuces bien-être parce que je suis une femme Barbara Gould.), il faut d’abord déraciner ces mauvaises herbes qui prennent leur pied depuis pas mal d’années pour ensuite pouvoir songer à sortir sa pelle et son arrosoir.

Et je t’annonce le menu tout de suite : Ça fait maaaaaaal ! (oui, moi aussi, j’ai pensé au morceau de Christophe Maé, moi aussi j’ai instinctivement fait suivre ça par un « de vivre sans touuaaaaa »)

Sur une échelle de 1 à 10, je situe le côté hardcore du changement personnel au dessus de l’épilation à la cire, de la piqûre avec une aiguille grosse comme une paille et surement aussi au dessus du pack « courbatures + difficulté à se mouvoir » qu’on a après une séance trop poussée de sport.

On ne gagne pas toutes les batailles, certaines choses prennent plus de temps que d’autres et parfois on préfère laisser tomber et se dire « Ce n’est pas grave d’être différent (et mou), il faut que je m’accepte tel(le) que je suis ! » mais non, l’essentiel n’est pas de participer : pas de pitié pour la passivité ! On ne peut pas être la version en carton de nous-mêmes !

*

Je fais partie de ces gens qui n’ont aucun mal à se laisser vivre durant un petit temps et qui, lorsqu’ils se disent « Tiens, je n’avais pas du travail moi ? », se prennent pour Maximus Decimus Meridius et se fixent comme objectif numéro uno : tout finir en une journée sinon rien. Dans ma contrée, on appelle ça « de l’enfumage express ». Dois-je préciser que c’est une mauvaise idée ?

J’ai passé x années de ma vie à trouver une solution moins douloureuse mais sans succès. J’en arrive toujours à cette même conclusion :

On aime tous gagner mais rares sont ceux qui kiffent s’entraîner.

*

On récapitule :

Tips #1 : Ne pas trop m’occuper des autres. Si je design mon propre réaménagement intérieur, j’aurais fais ma part du boulot. Allâh s’occupe du reste. Don’t worry.

Tips #2 : Les phrases toutes faites ne sont pas la case arrivée du changement. Ce n’est pas parce qu’on en poste 8 par jour sur notre mur qu’on a le style qui claque. Si elles ne changent rien en moi, pas la peine de faire autant de bruit.

Tips #3 : Ne pas m’occuper de l’emballage si ce qui se cache derrière n’a pas la classe internationale. Le fond AVANT la forme.

Tips #4 : Bannir l’auto-enfumage : Doucement mais sûrement, on ne demande pas à un obèse de participer du jour au lendemain à une course d’endurance.

Peace.

S.

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4 réflexions sur “Journal d’une future-ex-glandeuse. – 3ième acte.

  1. Salam Halikoum!!

    Ma parole, Mère Thérésa, c’est TERMINE!!! hahaha! Je pense à moi et à moi, à mon agencement cérébral!
    Kheyr inchaAllah ;)

    BarakAllahou fiki pour cet article!
    J’attends la suite avec impatience inchaAllah et j’espère que ton article boostera d’autres frères et soeurs!!

    Salam Halikoum :)

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    • wa ‘aleykoum as-salâm wa rahmatuLLâh !

      « Mère Thérésa », j’ai pas compris tout de suite ! :D L’idéal est de travailler en multitâche, un peu (beaucoup?) pour nous, un peu pour le reste mais l’équilibre est fragile !

      Ameen, wa fiki, I hope so too ma douce ! (f)

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